
Les strangolapreti trentins sont de petits gnocchis verts, moelleux et irréguliers, préparés avec du pain rassis et des épinards. Une fois pochés, ils sont enrobés du parfum chaud du beurre fondu et de la sauge, souvent complétés par une pincée de fromage affiné râpé. Le goût est délicat mais plein, avec une texture tendre qui contraste avec l’assaisonnement aromatique. C’est un premier plat réconfortant, typique des tables de montagne et des déjeuners du dimanche.
À Trente, les strangolapreti sont un symbole de la cuisine de récupération et de l’ingéniosité paysanne. Ils racontent une tradition domestique faite de simplicité, de saisonnalité et de respect pour le pain, ingrédient précieux dans les familles alpines. Aujourd’hui encore, ils représentent l’un des plats les plus identitaires de la gastronomie trentine.
Leurs origines remontent à la cucina povera du Trentin et de la région alpine, où le pain rassis était transformé en préparations nourrissantes avec des herbes et des légumes. Le nom, selon la tradition populaire, ferait allusion avec humour aux prêtres gourmands qui mangeaient ces gnocchis trop vite, au risque de s’étouffer. Avec le temps, la recette s’est stabilisée avec l’ajout d’épinards et le classique assaisonnement de beurre et de sauge.
Restaurants vérifiés, cartes et contexte culturel pour chaque plat typique.
Télécharger l'appiOS et Android. Gratuit.